père duchesneCe blog raconte la vie alternative sur poit poit city BlogCatégoriesDerniers billetsPagesCompteursLiensFils RSS |
Filtrage de la pédophilie : l'impossible mais nécessaire oppositionPar père duchesne :: 07/08/2008 à 14:35 :: politique
C'est comme si c'était fait. "Nous nous sommes mis d'accord : l'accès aux sites à caractère pédopornographique sera bloqué en France". Mardi, à la sortie des Assises du Numérique, Michèle Alliot-Marie n'a laissé plané aucun doute sur le résultat des discussions entamées avec les FAI, qui s'engagent à bloquer l'accès aux sites de pédophilie qui leur seront notifiés. Une Charte sur la Confiance en Ligne doit être signée en ce sens dans les prochaines semaines, entre le gouvernement, les fournisseurs d'accès, les opérateurs mobiles, les fournisseurs de services en ligne, et les éditeurs. Puis une disposition de la future loi d'orientation et de programmation de sécurité intérieure (Lopsi), présentée à l'automne prochain, doit venir sceller le cadre juridique de ces opérations de filtrage. Concrètement, une plateforme de dénonciation devra être mise à disposition des internautes pour signaler les sites litigieux qu'ils pourraient découvrir. C'est ensuite la "plate-forme de signalement" de l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication qui fera le tri et notifiera formellement les FAI par la communication d'une blacklist de sites à bloquer. Par ce programme, la ministre entend "protéger les enfants et leurs familles contre les pédophiles". Une noble cause à laquelle il est impossible de s'opposer. Comment rejeter l'idée d'un tel filtrage sans être placé immédiatement dans le camp des pédophiles ? Politiquement, c'est très bien joué. L'opinion, évidemment sensible aux viols de ses enfants (comment ne le serait-elle pas ?), ne peut qu'adhérer totalement au projet gouvernemental. Personne ne souhaite laisser prospérer des sites sur lesquels s'échangent photos et vidéos de petits garçons et de petites filles abusés par la plus immonde des lâchetés humaines. Evidemment, il faut lutter avec la plus extrême sévérité contre les violeurs d'enfants. Mais une démocratie ne doit pas se laisser emporter par l'émotion et oublier ses principes. Protéger ses enfants, ça n'est pas seulement protéger leur intégrité physique et leur développement sexuel et psychologique, c'est aussi désirer pour eux une société dans laquelle ils pourront s'épanouir le plus librement possible. Et ne rien accepter qui irait contre cette liberté. Or le projet de Michèle Alliot-Marie ouvre la porte à toutes les dérives contraires à un état de démocratie et de liberté. Elle institutionnalise la censure décidée entre gens consentants, sans le contrôle du juge. Les citoyens dénoncent, l'Etat vérifie, le FAI censure. Aujourd'hui c'est pour la pédophilie, et demain ? Où se situera le curseur entre les sites indéniablement pédophiles qu'il faut bloquer, et les sites qui prêtent davantage à interprétation ? La morale publique étant une donnée variable dans la société, que censurera-t-on demain au nom de sa protection ? Déjà le gouvernement s'engouffre lui-même dans la porte qu'il a ouverte. Outre la pédopornographie, la plateforme de dénonciation pourra servir à signaler les sites d'escroquerie, d'apologie du terrorisme, et d'incitation à la haine raciale. Il suffira demain d'un simple décret pour étendre la liste à d'autres catégories. Or nul ne sait ce que l'avenir réserve. Aurait-on sous Vichy étendu la liste aux sites de communautés juives ou homosexuelles ? L'étendra-t-on demain aux sites de communautés islamiques si des attentats meurtriers sont commis au nom d'Allah par des extrêmistes ? Bloquera-t-on le site du Nouvel Obs parce qu'il prête au Président de la République l'envoi de faux SMS ? Ou les réseaux cryptés parce qu'il est impossible de contrôler ce qui s'y passe ? Il ne faut pas céder à la pression de l'émotion et accepter la censure entre gens consentants des sites de pédophilie, car elle ouvre la porte à des dérives qu'une démocratie saine ignore, mais qu'elle découvre alors trop tard, lorsqu'elle n'en est déjà plus une. Il ne faut pas encourager les pédophiles à se cacher derrière des systèmes toujours plus opaques qui leur feront échapper de toute façon à la censure. Il faut les traquer, les arrêter, et les juger sans pitié, en organisant la collaboration internationale. Et si ces arrestations sont impossibles, disons-le au risque de choquer, "tant pis". Même les plus nobles et sacrées des fins ne justifient pas tous les moyens. Car nos enfants méritent que l'on se batte d'abord pour la plus sacrée des fins sacrées : leur liberté.
Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
L'Etat français n'en a rien a foutre des viols et de la pédophilie. Beaucoups trop d'affaires sont baclées et classées laissant les victimes dans leur merde! Et hop! Du jour au lendemain, on va enfin s'occuper de la pédophilie! Ouf! Tout le monde est rassuré, l'Etat nous veut du bien, dormons tranquille! C'est un pretexte bidon pour nous faire accepter un contrôle national à la chinoise de l'internet. C'est simplement gerbant de voir à quel point le gouvernement est prêt à nous manipuler avec aussi peu de gène! Mais ne soyons pas dupe! Les reseaux pédophiles ne feront que s'adapter à ces mesures, qui en aucun cas ne feront diminuer la pédophilie! dernier communiqué de la Coordination de Soutien CitoyennePar père duchesne :: 29/07/2008 à 23:07 :: coordination de soutien citoyenne
bonjour,
Le mépris du gouvernement pour le dialogue sociale, la répression policière et la criminalisation ont été les réponses apportées à la contestation toutes catégories et secteurs confondus. Le gouvernement ne prends pas de vacances, il n'observe aucune trêve et profite du moment des congés payés la ou la mobilisation semble moins évidente et les réseaux militants en sommeil comme à son habitude.. Preuve en est a Poitiers, ou une enquête d'envergure pour entrave a la liberté de circulation. est en cours suite à la manifestation lycéenne du 24 avril ( photo et compte rendu ci joint ) contre la réforme Darcos, les suppressions de poste et la défense du service publique, ou les manifestants avaient occupé la gare.( voir articles ci joint et pj : criminalisation des acteurs des mouvements sociaux ) Suite aux différentes arrestations et mises sous pression de certains manifestants, une réunion lycéenne publique sera tenue le lundi 27 juillet à 15h à la médiathèque de Poitiers. Nous évoquerons les différentes poursuites et la suite du mouvement lycéen pour la rentrée. Essayez de faire passer le message au maximum, tous sont invités parents, élus, enseignants,syndicats, partis de l'opposition citoyens, venez nombreux merci et à lundi Ce cas est malheureusement loin d'être le seul , il serait peut être temps de recenser tout les cas de ce genre depuis le début du mandat de sarkozy, pour faire le bilan de ce que peut couter à la population le simple fait de vouloir bénéficier de la liberté d'expression, d'opinion et du droit de grève.Si vous êtes au courant d'événement similaire, n'hésitez pas a nous les transmettre ainsi que si possible les coordonnées des victimes de l'Etat quelques soit le secteur en lutte, ensemble nous pouvons imaginez une contre réaction. Dans le même cadre de la criminalisation des acteurs de la protestation et contre le fichage systématique : Parce que le 22 avril dernier, il a refusé de se soumettre au prélèvement de son ADN au commissariat de Poitiers,En clair, il refuse de se voir assimilé à un délinquant. Selon le collectif, on tente à travers le fichage de la population de « criminaliser le mouvement social et les actions militantes ». Seuls les délits financiers ne sont toujours pas concernés, ironise-t-il.( la loi doit être la même pour tous soit qu'elle protège , soit qu'elle punisse ) Jacques Pasquier, secrétaire national et secrétaire général de la Confédération paysanne de la Vienne, comparaîtra jeudi prochain devant le tribunal correctionnel de la Vienne. Ce refus est considéré comme un délit. Le collectif des faucheurs volontaires appelle à un rassemblement jeudi 31 juillet dès 14 heures devant le palais de justice de Poitiers. Pour soutenir les écoles de Moussac et Luchapt qui accueilleront chacune entre 15 et 20 enfants à la rentrée et qui pourtant sont menacées de fermeture par l'administration. Pour aussi lutter contre la désertification de nos campagnes. Soyons nombreux parents, élus, enseignants, citoyens à soutenir nos écoles le mercredi 30 juillet à 10h00 devant la salle des audiences du tribunal administratif Poitiers 15, rue de Blossac. Ou est la logique dans la chasse systématique aux sans papiers ? La mairie à accepter de marier Mustafa anar sans papier kurde de nationalité turque à une française de 31 ans , Frédérique professeur de Français /histoire/géographie dans un lycée professionnel de la région parisienne, quelle ne fut pas leur suprise malgré l'officialisation de leur mariage que le marié était expulsable par arrêté préfectorale de reconduite à la frontière( ARPF ). Ce couple de buxerolles c'est vu débouté par le tribunal administratif qui a validé l' ARPF. Un mariage officialisé et reconnu d'un coté et une expulsion par la préfecture d'autre part. Qu'y a t il a comprendre ? ou est la cohérence dans cette politique de quota ? Ce couple ne devrait il pas bénéficier des mêmes droits que tout les couples français ? Pour leur apporter votre sympathie et soutien, vous pouvez contacter leur avocat Mr christophe Pouly, qui ne compte pas en rester la et faire appel à la décision du tribunal administratif de Poitiers devant la cour administrative de bordeaux et déporter l affaire devant la cour européenne des droits de l 'homme ou à la CIMADE ( 5 Rue des Ecossais 86000 POITIERS Téléphone : 0549611997 ) Respectueusement Coordination de Soutien Citoyenne LE MONDE SANS LE POUVOIRPar père duchesne :: 27/07/2008 à 0:12 :: politique
Propos recueillis et traduits par Julien Bordier et Juliette Goudeket Changer le monde sans prendre le pouvoir [1] a suscité de violentes réactions à la gauche de la gauche. La thèse défendue contrarie : penser la révolution en terme de parti et de prise de pouvoir mène à un échec inévitable. Discussion avec John Holloway, philosophe irlandais installé au Mexique depuis 1991… Hello John, tu es proche des zapatistes, à
ton avis que peut apporter la théorie politique
à un mouvement comme le leur ? Ici, en pleine commémoration de
68, la gauche semble incapable de
penser les émeutes des cités, mais
aussi le refus du travail salarié.
Pour toi, la prise de pouvoir est donc forcément
un échec pour un mouvement qui souhaite
changer le monde… Dans ton livre, il est beaucoup question
d’identités. Que t’inspire le repli identitaire ? Qu’est-ce qui peut donc nous rassembler ? Où
se trouve notre force ? Articla publié dans CQFD n°57, juin 2008. Agression d'une base d'appuie zapatiste par la Policia EstatPar père duchesne :: 26/07/2008 à 22:38 :: international
rustón, communauté indigène du Chiapas, Mexique, 22 juillet 2008
Nous sommes un groupe d’observateurs internationnaux des droits de l’homme, adhérents a la Otra Campaña, hommes et femmes de la communauté de Cruztón. Il est 7h30 lorsque nous nous dirigeons vers les champs de maïs pour que les hommes puissent travailler sur leurs terres et nettoyer leur source d’eau. Notre présence est nécessaire a ce travail, puisqu’il y a eu des cas d’agression antérieures. Notre fonction consiste donc a observer et a documenter les possibles agressions et violations des droits de l’homme qui peuvent avoir lieu. En arrivant aux champs, nous nous divisons en trois groupes: un avec les travailleurs qui nettoyent la source puis le champ et deux autres groupes partent avec les femmes, entre les paysans et le campement de policiers et civils (partisans du PRI, parti qui a été au pouvoir durant de nombreuses années et autocratique, de la communauté de San José Cerro Grande I qui revendiquent la propriété de la terre). À 8h20, un groupe de policiers se rapproche du premier groupe de femmes pour demander le motif de notre présence dans le champ. Les compañeras et compañeros repondent qu’ils sont seulement venu nettoyer: “Nous sommes seulement venus travailler, nous ne venons agresser personne et demandons à êtres respectés”. Ce a quoi un policier repond “C’est un pays libre dans lequel il n’est pas interdit de passer” et explique que sa fonction est seulement la protection et d’éviter les affrontements entre les paysans. En même temps un autre policier demande les noms des personnes et dit: “Nous allons voir si quelqu’un a un ordre d’arrestation” peu après des hélicoptères de renforts arrivent. La matiné se déroule ensuite sans incidents supplémentaires et les hommes ont pu nettoyer et travailler le maïs ainsi que la source. À 12h30 la journée de travail achevé nous nous regroupons pour aller nous reposer. Peu après, avertis de l’arrivée des renforts de police, nous décidons de revenir rapidement à la communautée pour éviter tout type d’affrontement ou de confrontation. Dans la communautés alors que nous mangions, a 14h30 on nous apprends que des policiers se rapprochent et les paysans demandent notre présence. Nous allons donc à l’observatoire, une butte en hauteur près des champs, mais sur le territoire de la communauté. De ce point, nous voyons que de nombreux policiers rodent autour de la butte et prennent position. Ils sont accompagnés de civils et de l’avocat général du district central (Fiscal del Distrito Centro). Le commandant de la police nous informe de la présence d’un ministère de la justice et demande si quelqu’un veut descendre parler avec lui, mais il se décide que non. Les policiers portent des armes ainsi que des caméras vidéos avec lesquelles ils nous filment. À 15h pile, l’avocat général donne l’ordre aux policiers de se regrouper et de monter sur la butte. Alors qu’ils commençent à monter, le commandant crie “Attrapez les gringos!”. Devant la menace –qui nous supposions nous était destiné- nous commençons a nous retirer, mais nous n’avons pas tous le temps: ils attrapent alors Victor Manuel Escobar et un second observateur. Victor Manuel se trouve debout, les mains en l’air et explique que nous sommes ici pacifiquement, mais les policiers l’emportent sans qu’il n’oppose la moindre résistance. Il est exactement 15h05. Alors qu’ils emmenent Victor Manuel, l’avocat général continue de donner l’ordre d’arreter les observateurs et de leurs prendre les caméras vidéos et les appareils photos. Les femmes demandent le pourquoi de sa présence à l’avocat général, qui répond énervé “Vous n’auriez pas du meler les gringos à ça!”. À ce moment là il commence à agresser les gens de la communauté et les observateurs, les poussant jusqu’aux policiers pour qu’ils les arretent. Peu après, l’avocat général prends une pelle qui était au sol et commence à frapper une personne de la communauté qui tombe au sol sans défense. Une autre personne de la communauté attrape l’avocat général pour empécher l’agression, mais celui-ci glisse et tous deux tombent de la butte en roulant sur le coteau. Les femmes de la communauté se rapprochent alors des policiers essayant de dialoguer pour éviter qu’ils arretent plus de gens, mais les policiers tenaient tous les observateurs qui se trouver sur le lieux. Quand survint chutte de l’avocat général les gens étaient occupés, car ils avaient arrétés Victor Manuel Escobar, un observateur. Le commandant voulant calmer la situation commençe à dialoguer, affirmant qu’en échange de la radio qu’ils avaient perdu “nous vous rendrons les hommes”, alors que le reste des policiers commencent a reculer lentement. Voyant ça, la communauté comprends qu’ils ne vont pas faire ce qu’ils disent. Les policiers reculent jusqu’en bas de la butte, et les gens de la communauté crient “Rendez nous notre compañero!”. Le commandant en réponse, prend l’arme d’un policier et commence à tirer. Nous commençons tous a courrir avant de nous apperçevoir que ce sont des gaz lacrymogènes: brulure des yeux, du visage et de la gorge. Nous avons compté environ 9 tirs et retrouvé 7 cartouches de gaz. Pour finir, nous les entendons tirer en l’air. Signé par les observateurs et observatrices des droits de l’homme présents et adhérents à la Otra Campaña. ![]() ![]() ![]() ![]() Nous avons réussi à joindre le compas emprisonné par téléphone (il a appellé le Fray Ba, j'y étais à ce moment là). Victor nous a racconté qu'il n'a opposé aucune résistance, que les policiers l'on emmenés au campament, à ce moment là ils lui ont pris son téléphone, qu'une civile a conservé, l'ont fait se coucher au sol tête contre le sol: insultes et coups. Il a manifesté plusieurs fois son attitude pacifique. Peu après, le fiscal arrive, en sang (le fiscal a donné un coup de pelle dans la tête d'un compas de la communité, qui est tombë au sol, un second compas, défendant le premier s'est jetté sur le fiscal, tombant avec lui du haut de la butte; ceci après l'arrestation de Victor) il pointe un révolver sur la tête de Victor et lui dis: "Tu no me has visto", écarte l'arme et tire dans le vide. Après ca et beaucoup de pression, on l'a emmené au poste. Il est actuellement a Chiapas de Corzo, il va bien, mais ne savais pas de quoi on l'accusait. Après avoir pris plus de reseignements, nous avons appris les chefs d'accusation: blessure grave ainsi que tentative d'homicide sur le fiscal. Ceci est donc très grave, il peut rester 72h en garde à vue, nous avons donc jusqu'à vendredi dans l'après midi pour prouver son innocence, sinon c'est les emmerdes. Nous avons pas mal de vidéos et photos qui prouvent que Victor a été arrété avant la chutte du fiscal, nous travaillons actuellement a rendre les documents suffisament clairs. Il serait dommage de ne pas mettre une photo de ce salop, Monsieur l'Avocat Général: ![]() Le Pape dénonce le matérialisme et l'Eglise fait des affairePar père duchesne :: 21/07/2008 à 18:22 :: politique
Le Pape dénonce le matérialisme et l'Eglise fait des affaires
Par Arthur Nazaret | Etudiant, IEP de Lyon | 18/07/2008 | 18H40 Benoit XVI fait un tour du port de Sydney, jeudi (Robert Pearce/Reuters) Jeudi matin, à Sydney, lors d’un discours prononcé aux Journées mondiales de la jeunesse (JMJ), le pape Benoît XVI a fustigé « les fausses idoles » de la société matérialiste: « Que découvrons-nous? Peut-être à contrecœur arrivons-nous à admettre que des plaies marquent aussi la surface de la terre: l’érosion, la déforestation, le gaspillage des ressources minérales et marines et ce, pour alimenter un besoin de consommation insatiable. » Quelques minutes plus tard, le Pape mettait les jeunes en garde: « Ne vous laissez pas tromper par ceux qui voient en vous de simples consommateurs sur un marché offrant de multiples possibilités, où le choix en lui-même devient le bien, la nouveauté se fait passer pour beauté, l’expérience subjective remplace la vérité. Le Christ offre davantage! » Pendant ce temps, le site officiel des JMJ, lui, se fait l’apôtre d’un matérialisme fort peu catholique. A côté de ce que le site appelle « produits religieux », c’est-à-dire les traditionnelles croix (de 7,50 à 49,95 dollars australiens), bougies (11,95 dollars), médaillons (7,50 dollars tous produits confondus), les victimes de la mode papale pourront s’offrir bien d’autres choses. Au rayon papeterie, rentrée scolaire oblige, le site étale stylos, règles, gomme… Côtés accessoires, la gourde des JMJ fera peut-être sensation sur les plages, à moins que le bracelet en caoutchouc ne lui vole la vedette. Dans la course également, la casquette des JMJ. Sans oublier le sweet à capuche (le « Striped Navy Hoodie » coûte 69,95 dollars). Pour les fans du Pape: écharpes à sa gloire et t-Shirt à son effigie. Si tout cela n’a évidemment pour seul but que de permettre aux jeunes de rapporter un souvenir et aucunement de faire du profit, d’autres, aux attentions moins charitables, profitent grassement de cet afflux de touristes à Sydney pour s’enrichir. On découvre ainsi dans une dépêche AFP reprise sur Liberation.fr qu’ »un bordel australien offrant des réductions spéciales durant la visite du pape Benoît XVI à Sydney a redoublé d’activité depuis l’arrivée du souverain pontife ». L’article précise toutefois que l’hôtel Xclusive ne s’adresse pas particulièrement aux pèlerins. Le grand nombre de journalistes sur place lui fournit une partie de sa clientèle. Quant à savoir si les 200000 jeunes venus acclamer Benoît XVI sont arrivés en Australie via Vatican Airlines, la question reste ouverte. Quoique. Malgré l’accord commercial passé avec Mistral Air, la ligne du pape ne dessert pour l’instant que les lieux de pèlerinage: Lourdes, Fatima… Les voies aériennes du seigneur et leur business model restent impénétrables! ![]() |
|